Alors que le silence dans une salle de classe est vénéré par certains (preuve de l’expertise et de la maîtrise du groupe par l’enseignant), inlassablement recherché par d’autres dans une classe remuante de collège, exigé dans un amphithéâtre bondé. On peut également s’en méfier comme étant le signe d’un ennui et d’un désintérêt profond d’une audience qui rêvasse, ou pire, pianote au rythme des envolés d’un enseignant qui ne parle plus que pour lui-même. Le silence peut aussi être ouvertement évité, privilégiant ainsi l’échange, le débat et le dialogue au sein d’activités d’apprentissages qui nécessitent un désordre mesuré et contrôlé.

Comme d’habitude, dans le cadre d’une formation en ligne, tout s’intensifie et se complexifie. Le silence si longtemps côtoyé entre 4 murs devient plus opaque et nécessite une attention toute particulière. C’est la réflexion qu’a récemment mené Bernard Bull sur son blog et qui inspire ces quelques lignes. En effet, celui-ci repère quelques interprétations du silence d’un apprenant en ligne qui ne répond plus aux sollicitations par mail, aux discussions sur le forum, aux modifications d’un document collaboratif. Dans ce silence, à quoi peut penser l’apprenant ?

silenceenligne

Autant de cas de figure que j’ai pu rencontrer en tant qu’apprenant ou tuteur en ligne. Pour se sortir de cette impasse par manque de communication, il faut compter sur l’attention et le caractère proactif du tuteur en ligne, idée largement expliquée par Jacques Rodet ici.