Aujourd’hui, petit point sur mon expérience des MOOCs. La fièvre est montée très rapidement ces derniers mois pour envahir tous les réseaux des éducateurs branchés ces dernières semaines. Néanmoins, il faut bien l’avouer, pour la plupart de mes collègues de l’éducation nationale (pourtant habitués aux acronymes sybillins), le MOOC reste un sombre inconnu.

Evolution des tendances des recherches sur le mot "mooc" selon Google
Evolution des tendances des recherches sur le mot « mooc » selon Google

Après l’épisode #itypa que je n’ai suivi que de loin (le thème me semblait trop vaste), je me suis davantage intéressé aux grosses machines américaines. Un tour sur Edx.org mais pas grand chose à se mettre sous la dent. C’est à travers la plateforme Coursera et sur des thématiques qui me passionnent tout particulièrement que j’ai tenté l’aventure. Je me suis donc investi de manière sérieuse dans le cours « Fundamentals of Online Education » organisé par le Georgia Institute of Technology et le professeur Fatima Wirth. Très vite, je me suis retrouvé entouré d’autres curieux, surtout des universitaires, dans un petit groupe composé de francophones. Mais l’expérience fut de courte durée : pour répondre aux exigences (louables) du cours, il fallait s’inscrire dans un groupe collaboratif de 20 personnes mais techniquement cela n’a jamais fonctionné. Les techniciens ont tout tenté en ouvrant d’ailleurs un Google Doc à plus de 40 000 personnes (erreur, google ne tolère que 50 utilisateurs sur un même document). Finalement le cours a fermé ses portes temporairement depuis le 3 février. Aujourd’hui toujours pas de nouvelles. Le forum survit par des appels à la réouverture sous forme de pétition. Improvisation ? Victime de son succès ?

De l’intérieur, le MOOC semble être une machine à la fois magnifique et monstrueuse par son gigantisme. Une course à la puissance et à la reconnaissance pour des universités américaines qui sont-elles même de véritables entreprises. L’enjeu culturel est lui aussi non négligeable, il suffit pour s’en convaincre de voir de plus près le cours sur la contraception de l’université de Californie, dont de nombreuses approches à priori scientifiques seraient vivement débattues en France.

Aujourd’hui mon expérience du MOOC est donc en pause mais ma curiosité n’est pas entamée à en croire mon planning sur Coursera. Je suis déjà inscrit aux cours suivants :

E-learning and digital cultures dont je reparlerai bientôt et qui se termine dans quelques jours.

Internet history, technology and security de l’université du Michigan qui doit débuter dans 5 jours.

Gamification de l’université de Pennsylvanie qui débute dans un mois.

Maps and geospatial revolution de l’université de Pennstate qui doit commencer le 17 juillet.

Pour suivre mon expérience des MOOCs, suivez le tag « mooc » dans ce blog.